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Politique

La Grande mosquée de Paris cri à la discrimination

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Dans un communiqué de la Fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris, le recteur de la GMP fustige le gouvernement d’avoir écarter sa fédération de la 103eme cérémonie de commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918


On peut y lire « Les délégués de la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) ; signataires du présent communiqué, dénoncent fermement le boycott délibéré de la Grande Mosquée de Paris à la cérémonie de commémoration du 103e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918. ».

Une rivalité plus forte avec le CFCM

Il parait que l’invitation exclusive du CFCM comme unique représentant des musulmans de France ; a fortement heurté le recteur de la mosquée de Paris. Il précise encore qu’ « Il est essentiel de rappeler que les pouvoirs publics ne peuvent s’exonérer de la symbolique que représente la Grande Mosquée de Paris en invitant aux cérémonies officielles le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), organe très contesté par les musulmans de France.
Cette attitude privilégiant le CFCM au détriment de la Grande Mosquée de Paris est insupportable et ne peut prospérer.


Ce type de calculs politiques doit cesser car il participe à l’affaiblissement de l’unité des musulmans de France qui est plus que nécessaire. Le CFCM actuel sert exclusivement une politique individuelle qui n’est plus dans la représentation religieuse mais dans la défense d’intérêts étrangers.

Les délégués de la FNGMP rappellent que la Grande Mosquée de Paris a été édifiée en 1926 ; par la volonté de la République, en reconnaissance du sacrifice des dizaines de milliers de soldats musulmans ; morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale.

Les délégués de la FNGMP rappellent que la Grande Mosquée de Paris a défendu vaillamment ; les valeurs et les principes républicains chaque fois qu’ils étaient en danger.

Tout au long de son existence, la Grande Mosquée de Paris a représenté dignement le culte musulman ; en protégeant des ressortissants de confession juive durant la Deuxième Guerre mondiale ; au point où l’un de ses imams, Abdelkader Mesli, a été déporté. »

Des représailles politique ?

Il est difficile de ne pas faire le liens entre cette exclusion et les tensions entre la France et L’Algérie ; depuis les déclaration du président Macron sur la nation algérienne et la rente mémorielle.

Cependant, la mosquée de Paris joue la carte de la représentativité des musulmans de France ; en mettant cette décision au compte de la campagne électorale ; « Cette exclusion d’une cérémonie marquée par la présence de plusieurs organismes et représentants de chacun des cultes ; à l’exception de la Grande Mosquée de Paris, est une véritable humiliation pour les musulmans de France ; que nous refusons de voir traiter en citoyens de seconde zone.
Elle est une insulte à la mémoire nationale, dont les musulmans de France sont partie intégrante, en cette période inquiétante où la course électorale mène à l’irresponsabilité et au révisionnisme à l’égard de notre histoire commune  » .

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