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Affaire Mila ; deux organisations maçonniques se manifestent

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Suite à l’affaire Mila, l’adolescente ayant  critiqué l’Islam ainsi que la polémique qui s’en est suivie, deux organisations maçonniques en l’occurrence le Grand orient de France (GODF) et la Grande loge mixte de France (GLMF) sont sorti de leurs silence pour défendre la liberté de critiquer une religion.

En effet, sur son site web, la GODF a publié un communiqué dans lequel elle a déploré «les attaques et les menaces exprimées dans les médias à l’égard de la liberté d’expression et de la liberté de critiquer les religions ». Et ajoute que « la récente campagne de haine à l’encontre de la jeune lycéenne  Mila  visant à rendre caduque ces libertés fondamentales de notre République est particulièrement inacceptable » tout en expliquant « il n’est pas question ici de souscrire ou de ne pas souscrire aux propos que cette jeune femme a tenus, mais bien de défendre avec force et vigueur l’inaliénable liberté que chaque citoyen de la République française a de pouvoir s’exprimer et de pouvoir critiquer une religion, quelle qu’elle soit ».

De son coté,  la Grande loge mixte de France (GLMF) s’est dite « inquiète des menaces dont (cette) jeune femme est victime depuis qu’elle a émis une critique contre la religion, et l’islam en particulier, sur les réseaux sociaux. Le harcèlement, les menaces de mort et le déchaînement à son encontre constituent autant de signes inquiétants en matière de liberté d’expression ». « L’ouverture (…) d’une enquête pour incitation à la haine raciale est également étonnante et alarmante », ajoute-t-elle. « Cinq ans après l’attentat qui a décimé une grande partie de la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, force est donc de constater que le droit au blasphème est de nouveau rudement mis à l’épreuve », selon la GLMF.

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Christophe Castaner traine une conseillère municipale en justice pour « provocation à la haine »

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Le Ministre de l’Intérieur Français Christophe Castaner vient de saisir la justice pour « provocation à la haine » suite aux tweets Agnès Cerighelli, ex-élue LREM et conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

L’histoire remonte au 16 février dernier, où Agnès Cerighelli avait posté un tweet « vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des Maghrébines de confession musulmane, c’est trahir la France, son identité et son histoire ». Réagissant à ce tweet, le Ministre a annoncé saisir la justice pour « provocation à la haine » concernant notamment Rachida Dati, en ajoutant que « s’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République ». Castaner a ainsi affirmé « je signale ces publications au procureur de la République pour provocation à la haine, en vertu de l’article 40 de procédure pénale ».

Il faut dire que l’élue n’est pas à sa première. En mars 2019, elle avait posté des propos s’en prenant au « lobby LGB ». Le 20 janvier dernier, elle a comparu devant la justice à Versailles. Dans cette affaire, le tribunal doit rendre sa décision, lundi. Pendant le procès, l’avocate d’Agnès Cerighelli a plaidé la relaxe, pourtant, l’accusation a requis six mois avec sursis et 140 heures de travail d’intérêt général à son encontre.

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Censure du film anti-islamophobie « Soumaya »

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Le 5 février dernier le film événement « Soumaya » arrivait sur grand écran en France. Le film qui relate l’histoire vraie d’une femme nommée Soumaya employé dans une société de transport qui a été licencié du jour au lendemain , subit une campagne islamophobe, notamment l’annulation de sa projection au cinéma Parisien « le grand rex ».
En effet, des rapports de presse ont fait savoir que le cinéma Parisien avait annulé la projection de l’avant-première du film. La raison avancée par la salle est que « le Grand Rex est un cinéma commercial et familial. Il n’a pas pour vocation de diffuser des films politiques ou confessionnels ».
Le réalisateur du film, Ubaydah Abu-Usayd s’est confié à Streetpress à propos de cette annulation en déclarant «le blocage est toujours le même : la religion. Et c’est pareil pour les médias mainstream, que notre film n’a jamais intéressé ».
De son coté, l’actrice Soraya Hachoumi qui incarne le rôle principale souligne «c’était pour d’autres raisons. J’étais extrêmement choquée que l’affaire ne fasse pas plus de bruit ». D’ailleurs les réalisateurs du film ont décidé d’aller jusqu’aux tribunaux.
L’histoire du film est c’est celle d’une femme qui s’appelle Soumaya. Celle-ci apprend du jour au lendemain qu’elle est licenciée de son poste de cadre dans une société de transport, emploi qu’elle occupait depuis quatorze ans. La raison? De confession musulmane, elle est accusée d’être en lien avec les milieux djihadistes.
Réalisé avec un petit budget de 27.000 euros, récoltés grâce à une campagne de crowdfunding et le généreux chèque d’un mécène, le film n’a pas eu l’aide que la plupart des productions françaises en bénéficiant de plusieurs millions d’euros. De plus c’était au réalisateur et à son équipe restreinte de démarcher les salles, mais aussi d’essuyer les refus.
Selon le Huffington post, se serait « des groupes de la fachosphère, dont FdeSouche et Résistance républicaine, qui se sont agité et ont fait pression sur le cinéma ». La même source ajoute : « une situation injuste aux yeux de Waheed Khan qui explique : ce que trouve déplorable dans cette histoire, c’est que la censure a été indirectement ou directement influencée par des sites d’extrême droite. Il y a des questions à se poser là-dessus en fait ».

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Nouvelle polémique d’Eric Zemmour au sujet des prénoms musulmans

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Le choc était attendu. Annoncée depuis plusieurs jours, la deuxième partie de l’émission Face à l’info, qui réunissait Éric Zemmour et Marlène Schiappa sur CNews, a accouché d’une nouvelle polémique. Même si la chaîne d’information a battu un record d’audience grâce à son débat sur le thème des « discriminations », selon le site spécialisé PureMédias

En effet,  durant ce débat, le sujet des prénoms et de l’identité a bien évidemment meublé la majorité de la discussion. Si la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, défend une société française qui se refuse à toute discrimination, l’idée pour Eric Zemmour en est tout autre. Car ce dernier estime qu’un étranger qui arrive en France doit s’adapter et s’approprier la culture française. Il explique « vous dites que le prénom Mohamed est discriminant, mais les parents auraient du les appeler François ! La France est un pays avec une histoire et une culture. Les gens qui viennent de l’étranger doivent s’intégrer et ce n’est pas en s’appelant Mohamed ou en mettant un voile sur la tête à leur femme qu’ils vont y parvenir. Ce n’est pas aux Français de s’adapter à la culture française mais aux étranges à s’adapter si ils veulent s’intégrer …et s’ils refusent de le faire ce sera de l’auto-discrimination».  

Il est à souligner que ce débat a réuni pas moins de 391 000 téléspectateurs pour 1,9% de part d’audience. La rediffusion a, elle-aussi, été très suivie, attirant 150 000 personnes supplémentaires entre 22h30 et 23h30, soit 1% de part d’audience.

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