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Coran traduit par l’Arabie Saoudite : 300 erreurs recensées par un chercheur

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Une version du Noble Coran traduite en hébreux en Arabie saoudite comprend quelques 300 « fautes de traduction », laissant penser qu’elles ont été commises volontairement pour adhérer le plus à la version de la Thora. Le complexe du roi Fahd qui est une imprimerie située à Médine produit environ 10 millions d’exemplaires  du Coran chaque année dans 74 langues différentes.

Parmi les erreurs les plus graves, découvertes par l’agence de presse palestinienne Shehab,  l’omission du nom du prophète Muhammad, pareil pour le  prophète Issa (Jésus). Il en est de même dans l’un de versets qui comprend le nom d’Ismaïl, il n’y figure plus. Etant donné que la religion juive ne les considère pas tels quels.

« À la fin du Coran, le prophète Ibrahim est identifié comme étant le père d’Isaac et de Jacob et non celui d’Ismaïl, un effort qui se veut être compatible avec la version de la Thora », dénonce un chercheur palestinien prénommé Aladdin Ahmad.

Tout aussi grave est la traduction de la mosquée Al-Aqsa en «le Temple», qui est le nom juif du lieu saint musulman. Cette erreur se trouve dans le 7ème verset de la sourate al-Isra, et qui fait allusion à la mosquée al-Aqsa. Le mot « mosquée » y est ajouté mais entre guillemets.

Lors d’un contact avec un autre chercheur travaillant pour une librairie de Haïfa dans les territoires occupés, Ibrahim Saleh Abbaci, Ahmad rapporte que celui-ci lui a confié que les erreurs commises vont bien au-delà des 300. « Il m’a dit que la traduction des versets coraniques dans certaines paragraphes s’est faite sur le même style que celui de la Thora », rapporte M. Ahmad.

Dans d’autres cas, les visées des erreurs de traduction sont plus pernicieuses. Comme c’est le cas du terme « Promesse », évoqué dans certains versets coraniques, comme celui «et ils disent c’est quand cette promesse si vous êtes sincères ». Il est traduit par le mot « jugement ».

Dans le reportage réalisé par l’agence Shehab news, M. Ahmad indique que le traducteur de cette version hébraïque est un certain D. Assaad Namir Bssoul : « c’est un palestinien qui vit aux Etats-Unis depuis 20 ans », a-t-il précisé.
Estimant que ces erreurs sont volontaires et relèvent d’une fausse interprétation aux intentions sournoises, il pense que l’Arabie saoudite est pleinement impliquée, d’autant qu’elle a été révisée et corrigée par D. Taycir Hassan Mohamad al-Azzam qui travaille pour le complexe Fahd en question et sa préface a été réalisée par le ministre saoudien de Affaires islamiques, Abdel Latif ben Abdel Aziz al-Cheikh.

En réponse aux questions sur les erreurs, le complexe King Fahd a déclaré que les préoccupations avaient été présentées à «l’autorité compétente dans le complexe et attend la procédure appropriée de la direction du complexe après vérification et étude».

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