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Politique

Amnesty International dénonce un « usage illégal de la force » par Israël à Jérusalem-Est

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Amnesty International a dénoncé hier un «usage illégal et abusif de la force» par Israël contre des manifestants palestiniens «en grande partie pacifiques» lors de heurts à Jérusalem-Est qui ont blessé des centaines de Palestiniens et des dizaines de policiers.

Israël a fermement défendu hier la conduite de ses officiers, affirmant qu’ils ripostaient aux «violents émeutiers» par des mesures appropriées.

Mais le groupe de défense des droits de l’homme basé à Londres a qualifié certaines de ces mesures de «disproportionnées et illégales», accusant les forces de sécurité israéliennes «d’attaques non justifiées contre des manifestants pacifiques».

Le communiqué d’Amnesty est intervenu dans un contexte de regain de tension inédit depuis des années à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville sainte annexé par Israël depuis plus de 50 ans. Lundi, quelque 520 Palestiniens et 32 policiers ont été blessés dans de nouveaux heurts avec la police israélienne sur l’Esplanade des mosquées et dans d’autres secteurs de Jérusalem-Est. La police israélienne a fait usage de grenades assourdissantes, de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogènes et de canons à eau putride contre des Palestiniens qui lançaient des pierres, des bouteilles et des feux d’artifice sur les policiers. Selon Amnesty, Israël a utilisé une force excessive pendant plusieurs semaines de manifestations à Jérusalem-Est.

L’ONG cite notamment la dispersion la semaine dernière par les forces israéliennes d’un rassemblement pacifique de Palestiniens scandant contre une tentative de la part d’Israéliens de les expulser de leurs maisons dans le quartier de Cheikh Jarrah.

Des forces à cheval ont foncé sur la foule, piétinant un homme qui tentait de s’enfuir, précise Amnesty. Le groupe de défense des droits de l’homme a appelé la communauté internationale «à tenir Israël pour responsable de ses violations systémiques». Les violences dans la ville sainte se sont doublées lundi soir par l’échange de centaines de tirs entre Israël et les groupes armés de Ghaza faisant plus de 20 morts dans l’enclave palestinienne, dont 9 enfants, selon les autorités sanitaires locales. L’ONG Save the Children, également basée à Londres, s’est dit «horrifiée» par les raids aériens israéliens appelant à cesser «de cibler et tuer des civils sans discernement».

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