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Une coordination d’ONG exige le retrait du projet de loi contre le séparatisme

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Une coordination réunissant  un grand nombre d’acteurs sociaux français incluant des organisations non gouvernementales (ONG), mais également des personnalités publiques telles que des académiciens, journalistes et personnalités religieuses, est née pour exiger   le retrait du « projet de loi contre le séparatisme ».

Interrogé par l’agence Andalou, un membre fondateur de la coordination a déclaré « nous avons créé la [Coordination contre la loi séparatisme] qui vise le retrait du projet de loi baptisé « Loi confortant le respect des principes républicains », mais dont le nom ne réussit pas à cacher l’islamophobie d’État ».

« Sa création répond à une urgence face à l’offensive engagée contre toute forme de liberté dans les modes de vie et les expressions des musulmans », poursuit-il.

Plusieurs personnalités et ONG font partie des signataires de l’acte fondateur de cette coordination et appellent les citoyens « à rejoindre la mobilisation ».

Parmi celles-ci figurent des académiciens et universitaires tels que François Burgat, Amine Brahimi et Hamza Esmili, les journalistes Feïza Ben Mohamed et Sihame Assbague, l’avocat Samim Bolaky, le rabbin Gabriel Hagaï, le président de la Mosquée de Pessac Abdou Rahmane Ridouane, le Lycée Meo High School (MHS) de Paris, des associations telles que le Conseil pour la Justice, l’Égalité et la Paix (COJEP), et l’Union juive française pour la paix (UJFP), ainsi que des partis politiques, à l’instar de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) et du Parti des Indigènes de la République (PIR), mais aussi un grand nombre de militants des droits de l’homme.

Dans son appel, la coordination constate « qu’avec les dissolutions d’associations, arrestations arbitraires, intimidations policières et médiatiques, le gouvernement actuel franchit un nouveau cap dans la violence et le racisme d’État à l’encontre des musulmans de France ».

D’après l’acte fondateur du mouvement, la « [loi confortant le respect des principes républicains] vise à renforcer le contrôle sur l’exercice du culte musulman et à bâillonner l’expression musulmane ».

Par ailleurs, les signataires voient dans ce projet de loi du gouvernement français présenté au Conseil des ministres le 9 décembre 2020, « la volonté manifeste de renforcer, par une loi islamophobe de plus, un appareil d’État de plus en plus autoritaire et répressif».

Selon les signataires de l’acte de coordination, ce projet de loi ainsi que la « charte des imams » (Charte de principes pour un Islam de France), constituent « une énième tentative par l’État français de s’ingérer dans nos affaires, de choisir nos représentants, de surveiller nos pratiques et de contrôler nos opinions ».

Mettant en garde que « c’est toute la population qui est concernée », la coordination explique que « dans un contexte de grande précarité sociale et d’inégalités croissantes, cette dérive identitaire et liberticide ne frappe pas que les musulmans et provoque partout davantage de peur, de suspicion, de violences et de détresse».

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