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Politique

Erdogan fustige l’ampleur de l’islamophobie en France, et en Europe en général

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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a fustigé encore une fois l’ampleur prise par l’Islamophobie en Europe et plus particulièrement en France.

S’exprimant  mercredi lors d’une émission de télévision, le président Turc  a fait remarquer selon AA comment le paradigme dominant, qui alimente l’égoïsme, glorifie le matérialisme, réduit l’individu à la seule existence économique, approfondit encore les problèmes, sans rien résoudre, avant de rappeler la position de la Turquie qui consiste à dire qu’il faut réformer le système de fonctionnement des Nations unies.

« Nous avons tous ensembles été témoins de la justesse de notre appel ‘le monde est plus grand que 5’, exprimé depuis la tribune des Nations Unies depuis de nombreuses années », a-t-il souligné.

Le chef de l’Etat turc a fustigé dans ce contexte l’ampleur prise par l’Islamophobie en Europe, rappelant notamment l’interdiction de porter le voile porté par l’exécutif en France.

« Le virus de l’Islamophobie, aussi dangereux que le coronavirus, se propage rapidement, en particulier dans les pays européens », a-t-il martelé en ajoutant « L’Europe, où vivent aujourd’hui 35 millions de musulmans, dont 6 millions de Turcs, se transforme de plus en plus en une prison à ciel ouvert pour nos frères et sœurs ».

Erdogan a affirmé qu’en Europe, il n’y avait pas de différence entre l’atmosphère de haine envers les Juifs avant la Seconde Guerre mondiale et l’atmosphère qui est alimentée contre les musulmans aujourd’hui.

« Dans de nombreux pays occidentaux, en particulier en France, être musulman, vivre de manière musulmane, suffit pour être discriminé. Les femmes portant le foulard, en particulier, sont les plus victimes de cette vague de haine qui monte en Europe. Presque tous les jours, nous recevons des nouvelles d’un citoyen, un frère musulman qui a été attaqué par des fascistes racistes dans la rue, au travail, à l’école, dans le bus, au marché, au bazar, au marché », a-t-il lancé.

« Il y a deux mois, un débat embarrassant sur une chaîne de télévision française entre le ministre de l’Intérieur français et le chef d’un parti raciste a révélé la gravité du problème. Le Président français a également été impliqué dans un scandale majeur, affirmant que « l’Islam est en crise ». Je ne ressens même pas le besoin d’exprimer ici les actions d’autres partis marginaux qui ciblent directement l’Islam et les musulmans. Ils montrent déjà publiquement où ils en sont sur cette question, en disant « il n’y a pas de place pour les musulmans en Europe et en France ».