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Politique

500 acteurs religieux signent une tribune refusant la charte des principes de l’islam de France

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La Charte des principes de l’islam de France continue d’alimenter la polémique. Après la pétition lancée,  500 acteurs du domaine religieux  (300 étudiants ensciences islamiques, 100 imams, 50 enseignants en sciences islamiques et 50 présidents d’associations) ont publié une tribune par laquelle ils expriment leur refus catégorique de cette charte.

En effet, publié sur le site médiapart, la tribune déplore le fait que la Charte des principes a «été réalisée sans la moindre concertation avec les imams comme avec les fidèles musulmans, à qui certains veulent imposer une fois de plus une manière de s’organiser, alors même que de multiples initiatives de terrain existent, avec des résultats prometteurs». Pour eux, «une simple consultation des premiers intéressés aurait permis de recenser les besoins et les attentes réelles des musulmans, bien éloignés des instrumentalisations et des surenchères politiques auxquelles on assiste».

Selon eux «le moyen utilisé est tout aussi problématique : en imposant au CFCM des conditions de contrôle politique et idéologique qu’aucune structure d’un autre culte n’accepterait, on crée un dangereux précédent, tout en utilisant une entité que seuls 7,21% des musulmans de France reconnaissent comme légitime pour les représenter. On crée ainsi une situation surréaliste et antinomique, aux extrêmes limites de l’Etat de droit et de ses principes».

En outre, les signataires soulignent : «pour “défendre la laïcité”, on s’ingère directement et explicitement dans les modalités d’organisation de la deuxième religion de France», en ajoutant que  «pour “promouvoir l’égalité”, on crée une exception musulmane, puisqu’aucun autre culte ne subit le même traitement ni la même criminalisation».

Par ailleurs, la tribune évoque  «les coups de menton auxquels on assiste ont des effets dévastateurs», car «ils mettent en danger l’Etat de droit, puisqu’ils créent de fait un délit d’opinion et de foi, en criminalisant par des mesures administratives de harcèlement toute association ou personne qui n’adhèrerait pas à la vision politique du moment, comme l’a à plusieurs fois revendiqué le ministère de l’intérieur».

En conclusion, ils affirment « donc très respectueusement, nous ne signerons pas la “charte des principes” ni ne validerons le “conseil national des imams” imposés au CFCM pour contrôler le culte et la foi musulmane. Ces textes et dispositions n’engagent que ceux qui y souscrivent ».

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