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Les mesures sécuritaires portent atteinte aux libertés fondamentales des musulmans de France

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La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) de France a publié un dossier de presse bien détaillé  qui sonne la sonnette d’alarme sur les mesures sécuritaires qui ont porté atteinte aux libertés fondamentales, et en particulier à celles des personnes de confession musulmane.

En effet, ce dossier de presse intitulé « le respect des droits de l’homme à l’épreuve de la lutte anti-terroriste » publié le 22 janvier dernier, montre comment en l’espace de  5 ans, les mesures sécuritaires ont porté atteinte aux libertés fondamentales, et en particulier à celles des personnes de confession musulmane.  Dans ce document le CNCDH souligne que la prévention de la radicalisation s’est imposée comme un axe majeur de la lutte contre le terrorisme au début des années 2010, en partie à la suite des crimes commis par Mohammed Merah  à Toulouse1  et  ajoute que depuis 2015 « cette évolution a connu un emballement certain et a pris un cours particulièrement inquiétant pour les droits et libertés fondamentaux ».

L’on fait savoir que progressivement entre 2015 et 2017, en particulier avec la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, un nombre conséquent de mesures relevant de l’état d’urgence sont entrés dans le droit commun.

Toutefois on indique qu’en dépit des risques « terroristes » dont le CNCDH est conscient les mesures et dispositions ne « doivent  pas conduire les pouvoirs publics à élaborer des dispositifs qui impliquent des restrictions disproportionnées pour les libertés et des effets stigmatisant pour une partie de la population, ayant un impact dévastateur à terme sur la cohésion sociale. Bien au contraire, lorsque l’Etat de droit est menacé, il doit montrer sa capacité à résister à des tentations sécuritaires aveuglantes ».

Plus loin encore, le dossier explique que le terrorisme et la radicalisation sont deux notions qui ont des contours juridiques flous : «  leur définition ne fait pas l’objet d’un consensus entre experts, au niveau national et international ».

L’objectif de prévenir tout acte terroriste sur la base non pas seulement d’actes, mais de relations ou de comportements douteux a particulièrement affecté deux catégories de la population : la population musulmane qui se trouve stigmatisée, et celles et ceux déjà en marge de la société qui sont observés par ceux qui devraient leur redonner confiance en la puissance publique.

En conclusion, le CNCDH a formulé une série de recommandations :

*Rétablir la distinction entre police administrative et police judiciaire

*Renforcer les garanties pour prévenir toute mesure arbitraire et attentatoire aux droits et libertés

*Evaluer l’impact de la législation anti-terroriste

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Christophe Castaner traine une conseillère municipale en justice pour « provocation à la haine »

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Le Ministre de l’Intérieur Français Christophe Castaner vient de saisir la justice pour « provocation à la haine » suite aux tweets Agnès Cerighelli, ex-élue LREM et conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

L’histoire remonte au 16 février dernier, où Agnès Cerighelli avait posté un tweet « vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des Maghrébines de confession musulmane, c’est trahir la France, son identité et son histoire ». Réagissant à ce tweet, le Ministre a annoncé saisir la justice pour « provocation à la haine » concernant notamment Rachida Dati, en ajoutant que « s’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République ». Castaner a ainsi affirmé « je signale ces publications au procureur de la République pour provocation à la haine, en vertu de l’article 40 de procédure pénale ».

Il faut dire que l’élue n’est pas à sa première. En mars 2019, elle avait posté des propos s’en prenant au « lobby LGB ». Le 20 janvier dernier, elle a comparu devant la justice à Versailles. Dans cette affaire, le tribunal doit rendre sa décision, lundi. Pendant le procès, l’avocate d’Agnès Cerighelli a plaidé la relaxe, pourtant, l’accusation a requis six mois avec sursis et 140 heures de travail d’intérêt général à son encontre.

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Censure du film anti-islamophobie « Soumaya »

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Le 5 février dernier le film événement « Soumaya » arrivait sur grand écran en France. Le film qui relate l’histoire vraie d’une femme nommée Soumaya employé dans une société de transport qui a été licencié du jour au lendemain , subit une campagne islamophobe, notamment l’annulation de sa projection au cinéma Parisien « le grand rex ».
En effet, des rapports de presse ont fait savoir que le cinéma Parisien avait annulé la projection de l’avant-première du film. La raison avancée par la salle est que « le Grand Rex est un cinéma commercial et familial. Il n’a pas pour vocation de diffuser des films politiques ou confessionnels ».
Le réalisateur du film, Ubaydah Abu-Usayd s’est confié à Streetpress à propos de cette annulation en déclarant «le blocage est toujours le même : la religion. Et c’est pareil pour les médias mainstream, que notre film n’a jamais intéressé ».
De son coté, l’actrice Soraya Hachoumi qui incarne le rôle principale souligne «c’était pour d’autres raisons. J’étais extrêmement choquée que l’affaire ne fasse pas plus de bruit ». D’ailleurs les réalisateurs du film ont décidé d’aller jusqu’aux tribunaux.
L’histoire du film est c’est celle d’une femme qui s’appelle Soumaya. Celle-ci apprend du jour au lendemain qu’elle est licenciée de son poste de cadre dans une société de transport, emploi qu’elle occupait depuis quatorze ans. La raison? De confession musulmane, elle est accusée d’être en lien avec les milieux djihadistes.
Réalisé avec un petit budget de 27.000 euros, récoltés grâce à une campagne de crowdfunding et le généreux chèque d’un mécène, le film n’a pas eu l’aide que la plupart des productions françaises en bénéficiant de plusieurs millions d’euros. De plus c’était au réalisateur et à son équipe restreinte de démarcher les salles, mais aussi d’essuyer les refus.
Selon le Huffington post, se serait « des groupes de la fachosphère, dont FdeSouche et Résistance républicaine, qui se sont agité et ont fait pression sur le cinéma ». La même source ajoute : « une situation injuste aux yeux de Waheed Khan qui explique : ce que trouve déplorable dans cette histoire, c’est que la censure a été indirectement ou directement influencée par des sites d’extrême droite. Il y a des questions à se poser là-dessus en fait ».

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Nouvelle polémique d’Eric Zemmour au sujet des prénoms musulmans

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Le choc était attendu. Annoncée depuis plusieurs jours, la deuxième partie de l’émission Face à l’info, qui réunissait Éric Zemmour et Marlène Schiappa sur CNews, a accouché d’une nouvelle polémique. Même si la chaîne d’information a battu un record d’audience grâce à son débat sur le thème des « discriminations », selon le site spécialisé PureMédias

En effet,  durant ce débat, le sujet des prénoms et de l’identité a bien évidemment meublé la majorité de la discussion. Si la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, défend une société française qui se refuse à toute discrimination, l’idée pour Eric Zemmour en est tout autre. Car ce dernier estime qu’un étranger qui arrive en France doit s’adapter et s’approprier la culture française. Il explique « vous dites que le prénom Mohamed est discriminant, mais les parents auraient du les appeler François ! La France est un pays avec une histoire et une culture. Les gens qui viennent de l’étranger doivent s’intégrer et ce n’est pas en s’appelant Mohamed ou en mettant un voile sur la tête à leur femme qu’ils vont y parvenir. Ce n’est pas aux Français de s’adapter à la culture française mais aux étranges à s’adapter si ils veulent s’intégrer …et s’ils refusent de le faire ce sera de l’auto-discrimination».  

Il est à souligner que ce débat a réuni pas moins de 391 000 téléspectateurs pour 1,9% de part d’audience. La rediffusion a, elle-aussi, été très suivie, attirant 150 000 personnes supplémentaires entre 22h30 et 23h30, soit 1% de part d’audience.

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