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L’affaire « Mila » ou comment une vidéo sur Insta crée une polémique « identitaire »

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L’affaire Mila n’en finit pas. Ayant commencé par une vidéo sur Instagram dans laquelle l’adolescente tient des propos insultants envers l’Islam, l’affaire suscite la polémique.

En effet, l’histoire a commencé le 19 janvier dernier en Isère, où Mila, une jeune lycéenne de 16 ans fait un live avec ses abonnées sur Instagram et évoque pendant quelques secondes les religions en général, et l’islam en particulier. La jeune fille tient alors, face caméra, des propos vulgaires et très virulents envers l’islam. Suite à cela, la situation dérape. Un flot d’insultes et de menaces de mort et de viol affluent sur sa messagerie. Même son adresse ainsi que le nom de son lycée sont dévoilés. Sur le site identitaire féministe Bellica, la jeune fille explique que c’est parce qu’elle avait éconduit un musulman qui la draguait lourdement que le flot d’insultes a commencé. La story qui a déclenché la polémique est « je déteste la religion, (…) le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde. (…) J’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Il y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ».

L’affaire Mila a aussi créé des dissensions au sein des institutions religieuses. Le jeudi 23 janvier, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, a estimé dans l’émission Les Vraies Voix sur Sud Radio : « qui sème le vent récolte la tempête ». « Elle l’a cherché, elle assume », a-t-il encore lancé, tout en se disant « contre » les menaces de mort qu’elle a reçues. Viens ensuite la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, qui a considéré les propos de Zekri  comme « criminels ». De son coté le tout nouveau président du CFCM, Mohammed Moussaoui, publiait dans un communiqué, suite à son premier « appel à la retenue »,« une mise au point » pour rappeler la position officielle du CFCM. « Toutefois l’expression l’a cherché, utilisée par A. Zekri, et sortie de son contexte, pour pointer la responsabilité de la jeune fille face aux propos qu’elle a tenus, n’était pas appropriée ».

Déscolarisation

Face à cette situation, le parquet de Vienne, en Isère, a ouvert deux enquêtes. L’une, du chef de « provocation à la haine raciale », a pour but de « vérifier si les propos tenus sur la vidéo » diffusée par la jeune fille « sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s’inscrivent dans la liberté d’expression reconnue à chacun ».

L’autre, ouverte du chef de « menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement » notamment, s’attache à retrouver et poursuivre les auteurs de ces faits « gravement attentatoires à l’intégrité » de Mila selon le parquet.

Au terme des investigations confiées à la section de recherche de la gendarmerie nationale de Grenoble, le parquet a classé sans suite, ce vendredi 30 janvier, la première enquête ouverte pour « provocation à la haine raciale ». En revanche, selon le procureur de Vienne, Jérôme Bourrier, la seconde enquête « ouverte du chef de menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement », se poursuit, et sera « plus longue », ajoute-t-il.

Face à la gravité des menaces qui continuent d’être proférées contre elle, Mila a dû être déscolarisé. D’ailleurs, selon un reportage de  télégramme  « plusieurs de ses camarades à Villefontaine voient d’un mauvais œil un éventuel retour dans l’établissement, où  pas mal de monde lui en veut ».

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Christophe Castaner traine une conseillère municipale en justice pour « provocation à la haine »

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Le Ministre de l’Intérieur Français Christophe Castaner vient de saisir la justice pour « provocation à la haine » suite aux tweets Agnès Cerighelli, ex-élue LREM et conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

L’histoire remonte au 16 février dernier, où Agnès Cerighelli avait posté un tweet « vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des Maghrébines de confession musulmane, c’est trahir la France, son identité et son histoire ». Réagissant à ce tweet, le Ministre a annoncé saisir la justice pour « provocation à la haine » concernant notamment Rachida Dati, en ajoutant que « s’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République ». Castaner a ainsi affirmé « je signale ces publications au procureur de la République pour provocation à la haine, en vertu de l’article 40 de procédure pénale ».

Il faut dire que l’élue n’est pas à sa première. En mars 2019, elle avait posté des propos s’en prenant au « lobby LGB ». Le 20 janvier dernier, elle a comparu devant la justice à Versailles. Dans cette affaire, le tribunal doit rendre sa décision, lundi. Pendant le procès, l’avocate d’Agnès Cerighelli a plaidé la relaxe, pourtant, l’accusation a requis six mois avec sursis et 140 heures de travail d’intérêt général à son encontre.

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Censure du film anti-islamophobie « Soumaya »

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Le 5 février dernier le film événement « Soumaya » arrivait sur grand écran en France. Le film qui relate l’histoire vraie d’une femme nommée Soumaya employé dans une société de transport qui a été licencié du jour au lendemain , subit une campagne islamophobe, notamment l’annulation de sa projection au cinéma Parisien « le grand rex ».
En effet, des rapports de presse ont fait savoir que le cinéma Parisien avait annulé la projection de l’avant-première du film. La raison avancée par la salle est que « le Grand Rex est un cinéma commercial et familial. Il n’a pas pour vocation de diffuser des films politiques ou confessionnels ».
Le réalisateur du film, Ubaydah Abu-Usayd s’est confié à Streetpress à propos de cette annulation en déclarant «le blocage est toujours le même : la religion. Et c’est pareil pour les médias mainstream, que notre film n’a jamais intéressé ».
De son coté, l’actrice Soraya Hachoumi qui incarne le rôle principale souligne «c’était pour d’autres raisons. J’étais extrêmement choquée que l’affaire ne fasse pas plus de bruit ». D’ailleurs les réalisateurs du film ont décidé d’aller jusqu’aux tribunaux.
L’histoire du film est c’est celle d’une femme qui s’appelle Soumaya. Celle-ci apprend du jour au lendemain qu’elle est licenciée de son poste de cadre dans une société de transport, emploi qu’elle occupait depuis quatorze ans. La raison? De confession musulmane, elle est accusée d’être en lien avec les milieux djihadistes.
Réalisé avec un petit budget de 27.000 euros, récoltés grâce à une campagne de crowdfunding et le généreux chèque d’un mécène, le film n’a pas eu l’aide que la plupart des productions françaises en bénéficiant de plusieurs millions d’euros. De plus c’était au réalisateur et à son équipe restreinte de démarcher les salles, mais aussi d’essuyer les refus.
Selon le Huffington post, se serait « des groupes de la fachosphère, dont FdeSouche et Résistance républicaine, qui se sont agité et ont fait pression sur le cinéma ». La même source ajoute : « une situation injuste aux yeux de Waheed Khan qui explique : ce que trouve déplorable dans cette histoire, c’est que la censure a été indirectement ou directement influencée par des sites d’extrême droite. Il y a des questions à se poser là-dessus en fait ».

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Nouvelle polémique d’Eric Zemmour au sujet des prénoms musulmans

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Le choc était attendu. Annoncée depuis plusieurs jours, la deuxième partie de l’émission Face à l’info, qui réunissait Éric Zemmour et Marlène Schiappa sur CNews, a accouché d’une nouvelle polémique. Même si la chaîne d’information a battu un record d’audience grâce à son débat sur le thème des « discriminations », selon le site spécialisé PureMédias

En effet,  durant ce débat, le sujet des prénoms et de l’identité a bien évidemment meublé la majorité de la discussion. Si la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, défend une société française qui se refuse à toute discrimination, l’idée pour Eric Zemmour en est tout autre. Car ce dernier estime qu’un étranger qui arrive en France doit s’adapter et s’approprier la culture française. Il explique « vous dites que le prénom Mohamed est discriminant, mais les parents auraient du les appeler François ! La France est un pays avec une histoire et une culture. Les gens qui viennent de l’étranger doivent s’intégrer et ce n’est pas en s’appelant Mohamed ou en mettant un voile sur la tête à leur femme qu’ils vont y parvenir. Ce n’est pas aux Français de s’adapter à la culture française mais aux étranges à s’adapter si ils veulent s’intégrer …et s’ils refusent de le faire ce sera de l’auto-discrimination».  

Il est à souligner que ce débat a réuni pas moins de 391 000 téléspectateurs pour 1,9% de part d’audience. La rediffusion a, elle-aussi, été très suivie, attirant 150 000 personnes supplémentaires entre 22h30 et 23h30, soit 1% de part d’audience.

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